Wadé

Wadé, un super-héros ? Wadé n’est pas un super-héros comme les autres. C’est un personnage moins manichéen que les héros traditionnels. Il est à la fois victime et coupable. Il est victime de quelque chose qui lui a volé sa vie. Mais en s’enfuyant, il est coupable d’avoir libéré un terrible danger. Sa malheureuse expérience en fait le seul à pouvoir sauver l’humanité.

Biographie :

  • Naissance : Il est né au Cameroun en 1897, non loin de la ville de Douala, d’un père militaire français dont l’identité est tenue secrète et d’une mère camerounaise.

  • Enfance : Il vécut une jeunesse heureuse auprès de sa maman, son père les ayant laissés dès sa plus tendre enfance. Les raisons de cet abandon ne sont pas connues. Une nuit de l’année 1907, l’enfant surprit une cérémonie vaudou effrayante à laquelle participait sa mère. Il s’enfuit et ne revint jamais chez lui.
  • L’Odyssée : Elle dura six longues années pendant lesquelles il parcourut plus de quatre mille kilomètres. Cette aventure qui participa à sa construction est relatée dans les Chants de l’exode du Livre de Wadé. Nous ne connaissons pas l’origine de ce livre, ni la date de sa rédaction. Les chants spécifiques à cette période sont en cours d’étude.


 

  • Dakar : 1913, Wadé arrive dans la capitale du Sénégal. Il rencontre assez rapidement un toubab qui va compléter son instruction en lui donnant l’accès à l’écriture et à une grande culture générale. L’identité de cet individu, sans doute un Français, n’est pas connue. Il semblerait qu’il soit aussi à l’origine de l’engagement de Wadé dans la Première Guerre mondiale en tant que tirailleur.

 

  • La Guerre : Son premier contact avec la métropole a lieu à Marseille où il débarque dès le début du conflit en 1914. Ses états de service sont exemplaires, bien que plusieurs accrochages avec ses supérieurs soient relatés. Ses faits d’armes sont nombreux, mais son courage ne suffit pas à le sauver de ce jour terrible du 27 février 1917.
  • Disparition : Les conditions de sa disparition sont méconnues. Nous disposons seulement d’un rapport d’un jeune officier français retrouvé récemment. Il était posté à quelques centaines de mètres du lieu de la disparition de Wadé. Voici son récit : « à 23h47,  j’étais posté à 150 m ; sud, sud-ouest, l’explosion allemande fit taire nos tirs. Il ne devait plus y avoir de survivants. Un profond silence s’installa. Je vis une colonne de feu sortir de terre. Un homme se débattait en plein milieu. Il resta suspendu quelques minutes puis fut attiré vers le sol. En quelques secondes, la colonne de feu disparut dans un éclair final. Je voulus aller secourir le malheureux qui devait être agonisant au fond de la tranchée, mais arrivé sur place je ne vis aucun corps. Seulement une crevasse illuminée comme si elle renfermait un volcan, puis elle se referma comme une plaie qui cicatrise jusqu’à qu’il n’y ait plus rien. »
  • Le retour : Le dimanche 12 juin 2011, Wadé réapparut à la surface de la Seine, aux portes sud de Paris.

Commenter